La protection sociale et les pensions de retraites sont une des traductions concrètes d’une des composantes de notre devise nationale : la fraternité.
Il faut savoir que les retraites constituent le poste le plus important des dépenses sociales qui, elles-mêmes,représentent plus de la moitié des dépenses publiques.  Malgré les lois votées ces dernières années en la matière, notre pays n’échappera pas à une nouvelle réforme si nous voulons sauver notre système de retraite.
Nous savons tous que l’équilibre de notre modèle par répartition n’est pas garanti en raison de l’allongement de l’espérance de vie. Seule une réforme relevant l’âge de la retraite à 65 ans permettra de dégager des marges de manœuvre et de revaloriser les petites retraites et les petites pensions de réversion (voir mes propositions sur la réduction des déficits publics). Je proposerai donc :
  • l’augmentation des pensions de base de plus de 300€ annuels pour les petites retraites, c’est-à-dire les personnes ayant un montant global de pension de moins de 1 000€ ;
  • la revalorisation des petites pensions de réversion de 10%, ce qui bénéficiera à plus de 300 000 veuves et veufs.
La refonte d’ensemble et de manière progressive de notre système de retraiteaboutira à le rendre plus lisible et plus juste. Il conviendra donc :
  • d’harmoniser  les règles entre les régimes publics et privés ;
  • et, dans les régimes spéciaux d’entreprises, d’affilier les nouveaux entrants au régime général.
Le modèle de développement de la France doit être repensé et doit reposer sur une consolidation de l’État dans son rôle de régulateur, de protecteur et de garant d’une plus grande équité. Pour les retraités français à l’étranger en particulier, la suppression des contraintes et des discriminations s’impose ; je propose ainsi de :
  • mettre en place un système simple pour que, dans chaque pays, la Caisse des Français à l’étranger (CFE) valide un hôpital où les Français clients de cette caisse puissent être soignés ;
  • créer un guichet unique des caisses de retraite dans les consulats ;
  • supprimer le certificat d’existence en faveur d’une déclaration sur l’honneur, comme c’est le cas en France ;
  • supprimer le délai de carence pour l’accès à la couverture santé lors du retour en France (mesure générale qui bénéficiera aux retraités) ;
  • garantir un vrai droit au compte bancaire en France car trop de retraités vivant à l’étranger voient leur compte français fermé unilatéralement par leur banque française au motif qu’ils n’ont pas ou plus de résidence en France (voir mes propositions) ;
  • conclure davantage de conventions de retraites multilatérales et cumulables entre elles pour simplifier les démarches : en effet, sur les 33pays constituant la 2ème circonscription législative des Français de l’étranger (Amérique latine et Caraïbes), seulement 4 ont signé uneconvention bilatérale de sécurité sociale pour éviter, entre autres, la double affiliation :  Argentine, Brésil, Chili et Uruguay.
 Enfin, s’agissant des conventions bilatérales et bien que cela concerne la fiscalité(voir mes propositions sur la fiscalité), il faudra aussi les développer car seulement 8 pays d’Amérique latine ont signé une convention fiscale avec la France tendant à éviter la double imposition : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Équateur, Mexique, Trinité et Tobago, Vénézuela. Mais, au Brésil, cette convention est mal appliquée car les expatriés continuent d’être prélevés à la source sur leurs revenus français par la CNAM et cotisent en plus par adhésion à la CFE pour obtenir les remboursements identiques à la métropole : cela signifie une double cotisation pour une même finalité.Il conviendra de remédier à cette situation inéquitable.