« Je suis François Gouygou, né à Paris… mais on me connaît plus comme « El Charro Francés« .

Quand j’ai 14 ans, mon père, Charles Gouygou, éminent Professeur de Médecine, invité à un Congrès au Mexique (au lieu de 15 jours, il y restera… 3 mois !), me ramène un sombrero d’enfant et un disque de Miguel Aceves Mejia. Je ne parle pas alors un mot d’espagnol… mais la magie de la voix du « Rey del Falsete » opère : « je serai Chanteur de Rancheras » !


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Toute mon enfance est une interminable recherche pour effectuer ce changement. J’ai la chance d’avoir une tessiture de 3 octaves, mais pour pouvoir vite m’imposer comme le fondateur des « Mariachis de Paris« , il  est nécessaire de connaître la langue, l’histoire, l’économie, les traditions, etc. Mon groupe tourne dans toute l’Europe, avec un gentil succès, allant jusqu’à chanter pour les visites des Présidents Mexicains (depuis Adolfo Lopez Mateos en 1958). Mais, il faut attendre 1974, pour « brincar el charco », et être invité à chanter dans « Siempre en Domingo« , où Raul Velasco me présente à mon idole : Miguel Aceves Mejia, qui, jusqu’à sa mort, en 2006, me parraine et me prodigue corrections et conseils.

Avec Miguel et les « Cuates Castilla » (compositeurs de « El Pastor », « Flor Silvestre », etc.), les progrès ne se font pas attendre et je gagne des concours au Mexique et aux USA (San Antonio, Hollywood, etc.). Je chante avec Maria de Lourdes, Cuco Sanchez. Je connais ce grand ami Ruben Fuentes et le Mariachi Vargas.

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Parallèlement, j’organise des « Semaines Mexicaines » en France, avec musiques, danses, gastronomie, lassos, expositions, etc. Je travaille pour Aeromexico, où je rencontre Jacques Soustelle : celui-ci me met le « pied à l’étrier » pour étudier l’archéologie Maya et l’histoire de Gonzalo Guerrero, un espagnol qui survécut à un naufrage en 1511 et, après bien des épreuves, devint le Père du Métissage et un important Chef maya ! (il retarda de 24 ans la conquête des terres mayas par les Espagnols).

Après 26 ans de recherches, « Nacom« , le roman dans lequel je raconte cette épopée – à la première personne – devrait paraître l’an prochain en français et en espagnol avec des illustrations du grand artiste de Lagos de Moreno (Jalisco),Carlos Terres.

Phobique, puis passionné de reptiles, j’ai crée en 1990 en France (dans le Lot) Reptiland, qui est la plus importante présentation de reptiles en lumière du jour en Europe et que dirige depuis 6 ans mon fils Antoine. Reptiland est jumelé depuis sa création avec le ZOOMAT de Tuxtla Gutierrez (Chiapas) et participe à « Nanciyaga » (Veracruz) pour la protection de la « Selva de los Tuxtlas ».

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Lorsque je quitte Paris, en 1978, je peux avoir mon premier cheval « Pieds Blancs« , mi Andalou, mi Camargue, qui m’accompagne sur les grands évènements (« Routes du Sel », Ferias de Nîmes, d’Arles, etc.). J’organise des Charreadas avec des amis Charros qui viennent du Mexique : je ressens la même émotion que lorsque j’ai amené des cascadeurs français pour des tournois de chevalerie à cheval au Jalisco et à Colima, commentés en  espagnol et en troubadour comme pendant les Routes du Sel.

Je chante dans 27 pays du monde et dans ma production actuelle, « Bohemia  Internacional« . Si la priorité reste aux Rancheras con Falsete, je chante aussi en français, russe,  grec, japonais, italien, yiddish, maya, nahuatl, tamashek, etc.

Avec Armandina Cruz Garcia, créatrice de la « Casa del Rebozo » de Guadalajara, nous travaillons pour la défense des traditions mexicaines et pour des échanges culturels avec la France. Nous conseillons des voyages pour groupes de 6 personnes au maximum, pour découvrir les valeurs profondes, tant au Mexique qu’en France.

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En France, nous le faisons dans trois chapelles de la Vierge de Guadalupe : « Notre Dame de Paris », « Lourdes » et… « Martel », où nous organisons la Messe du 12 décembre !

Parmi les 27 pays où j’ai pu chanter nos traditions mexicaines, les émotions sont très fortes : trois « Festivals du Désert » au nord de Tombouctou, 15.000 Touaregs et « chameaux », chansons en Tamashek et… un chanteur de Rancheras ; et à Bethléem en Israël où Palestiniens et Juifs chantent avec moi « Cielito Lindo » : la Chanson mexicaine est un message d’amour !

Je désire à présent chanter dans les pays d’Amérique latine les chansons de mon Parrain, le « Rey del Falsete », qui a connu un immense succès en Argentine et je sais que sa mémoire y est très vivante ! Depuis sa création, il y a plus de 20 ans par René Rivial, Président de la Camara de Comercio de Guadalajara, je participe à l’Encuentro Internacional del Mariachi y la Charreria !

Portrait El Charro 03

Je termine en adressant un grand merci à Pascal DROUHAUD. Son charisme et son volontarisme en font un être à part en politique ! Dès notre rencontre, « me cayo bien » ! Et j’ai envie de le suivre dans cette tâche : resserrer les liens entre la France et l’Amérique latine (sans oublier les Caraïbes… j’ai chanté à St Barthélémy notamment). Nous sommes des « Français  à part entière, à 100 % … et au moins 60 % d’amour pour l’Amérique Latine« . Pascal DROUHAUD peut compter sur notre appui, comme nous savons pouvoir compter sur lui ! »

Pour écouter François :

El Charro Francés rend hommage à Jacques Brel et José Alfredo Jiménez (2012)
El Charro Francés, mariachi depuis plus de 50 ans, réussit son marathon musical(2011)
Francisco El Charro frances (2014)

Pour en savoir davantage sur François :
Portrait – François Gouyou, el Charro Frances (lepetitjournal.com / 2007)
– Entretien « Le Charro frances au Mexique » (La Dépêche du Midi / 2013)

Pour contacter François :
– Mèl : el.charro.frances@gmail.com
– Facebook : Charro Frances
– Cel : (00) 521 331 831 55 88